Suite à son apparition en 2009, la blockchain a fait couler beaucoup d’encre. Et pas toujours en bien, puisqu’elle a longtemps été associée à Bitcoin et aux trafics illégaux du dark web. Depuis, des entreprises bien plus louables – comme les assurances – commencent à s’y intéresser et à entrevoir tout le potentiel de cette technologie.

Lutter plus efficacement contre la fraude

Le principe de la blockchain (chaîne de blocs en français) est de fournir un modèle de base de données décentralisé, distribué et totalement sécurisé. En d’autres termes, la blockchain n’est régie par aucun organe central de contrôle, personne ne détient l’ensemble des blocs de données de la chaîne et l’intégrité des enregistrements ne peut en aucun cas être altérée. D’où l’attrait des assurances pour la blockchain. Elle leur permettrait ainsi de partager une base d’accidentologie commune et d’éviter la fraude grâce à un historique complet de chacun de leurs clients.

Une meilleure prise en charge des sinistres

Les assurés pourraient eux aussi, à court terme, profiter des effets positifs de la blockchain. Notamment en cas d’accident de la route ou de dégât des eaux survenant à leur domicile. La création d’un « smart contract » d’assurance, associé à des objets connectés munis de capteurs, offrirait aux victimes de sinistres d’être automatiquement prises en charge. Elles n’auraient alors plus à attendre de longues semaines avant de pouvoir être indemnisée et reprendre le cours de leur vie.

Vers une tarification à la baisse des contrats d’assurance

Mais si les assurances s’intéressent tant à la blockchain, c’est avant tout pour retrouver un second souffle. Avec un nombre d’acteurs grandissant, le marché de l’assurance arrive peu à peu à saturation. Afin de tirer leur épingle du jeu, les assureurs n’ont d’autre choix que de proposer des tarifs de contrats plus compétitifs que ceux de leurs concurrents et de meilleurs services. En économisant sur les frais de traitement des dossiers – rendue possible avec l’automatisation des systèmes – la blockchain peut leur permettre d’atteindre cet objectif. Ce qui ne sera pas pour déplaire aux assurés qui seront les premiers bénéficiaires de ce changement de cap.